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L’amitié pour faire peuple.

Le 15 janvier 2026, j’organisais un colloque à l’Assemblée nationale, le début d’un travail de grande ampleur sur l’amitié comme notion politique.

Jean-Luc Mélenchon, co-président de l’Institut La Boétie, a introduit ce colloque. La première table ronde propose d’explorer le caractère révolutionnaire de l’amitié à deux niveaux.

D’abord, il s’agissait d’analyser, selon une approche historique et descriptive, le rôle joué par l’amitié dans des moments comme la Révolution française. Ensuite, il s’agissait d’interroger la place de l’amitié dans la lutte contre le patriarcat. Enfin, la discussion s’est attachée à montrer en quoi l’amitié peut être un acte de résistance contre des normes sociales, politiques ou économiques dominantes se traduisant par une révolution juridique.

L’amitié occupe une place sociale de plus en plus importante dans la Nouvelle France : augmentation du nombre de familles monoparentales, d’enfants nés hors mariage, de personnes vivant seules, etc.

La seconde table ronde vise à mettre en lumière cette importance croissante. D’abord, il s’agissait de comprendre le rôle que l’amitié peut jouer face aux discriminations LGBTI. Ensuite, nous avons analysé comment des amies peuvent progressivement devenir une famille choisie. Enfin, nous avons vu comment l’amitié se transforme en une nouvelle forme de solidarité affective au XXIᵉ siècle, sans pour autant s’accompagner de droits nouveaux.

J’ai conclu en réfléchissant à comment transformer la loi face à ces nouvelles réalités.